Quoi faire aux Pays-Bas – Un itinéraire à partir d’Amsterdam

Plus tôt ce printemps, ma mère et moi nous sommes envolées pour les Pays-Bas, que nous avons visités pendant deux semaines. Je vous présente aujourd’hui le compte-rendu de notre aventure néerlandaise. Les très emblématiques moulins à vent et tulipes étaient bien sûr à l’honneur, de même que tours piétonniers, visites de musées, promenades en bateau et dégustations de fromages!

Hollande ou Pays-Bas?

Avant d’entrer dans le vif du sujet, j’ai pensé faire le point sur cette question puisque j’ai remarqué qu’il y a beaucoup de confusion entre Hollande et Pays-Bas. Qu’en est-il donc? Le Royaume des Pays-Bas est un pays composé de douze provinces, dont font parties les Hollandes septentrionale et méridionale (du nord et du sud), où se concentre la majorité des activités touristiques. Il n’existe donc pas une Hollande, mais bien deux.

Héritages de leur passé colonialiste, les Pays-Bas comptent également trois provinces outre-mer (qui ont le même statut juridique que les provinces situées en Europe) et trois territoires situés dans les Caraïbes, soit Saint-Martin, Curaçao et Aruba, qui, eux, sont dotés d’une plus grande autonomie face à la métropole.

Le nom du pays réfère à son altitude particulièrement basse; environ le quart du territoire européen étant situé sous le niveau de la mer.

Amsterdam

Découvrir Amsterdam, au-delà du Red light District et des coffeeshop, voilà ce que je m’étais donné comme mandat. Selon moi, une visite de la capitale néerlandaise se doit de commencer à Dam Square, véritable point de départ de la ville lors de ses balbutiements au 13e siècle. Le nom Amsterdam vient d’un barrage (dam) construit sur la rivière Amstel. La place Dam est l’emplacement même de cette digue et donc un incontournable de la vieille ville.

Adjacent à cette place se trouve le Palais Royal (Koninklijk Paleis), qui est d’ailleurs aussi appelé le palais sur le dam (paleis op de dam). Construit vers 1650, cet ancien hôtel de ville a été converti en résidence par Louis Bonaparte en 1808, lorsqu’il fut nommé roi par son frère Napoléon. Fait cocasse; dans l’espoir de se rapprocher de ses nouveaux sujets, le souverain francophone a entrepris une allocution dans la langue du peuple, mais étant néophyte en néerlandais, il a malencontreusement confondu le mot koning qui veut dire roi avec konijn, qui veut plutôt dire… lapin. On peut imaginer le comique de la scène!

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Palais royal à Amsterdam

De nos jours, le palais sert à l’occasion de réceptions du roi Willem-Alexander (lorsqu’il n’est pas occupé à piloter un avion pour la compagnie aérienne KLM!), mais est accessible au public le reste de l’année. La salle des citoyens (Burgerzaal), grandiose et étincelante avec son plancher de marbre décoré de cartes du monde, nous accueille brillamment au cœur de cette demeure princière.

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Salle des citoyens du Palais Royal à Amsterdam

Grâce à la belle météo dont nous avons bénéficié pendant notre séjour, ma mère et moi avons profité de nombreuses promenades à pied dans la ville. Ces balades nous ont permis d’apprécier pleinement la ceinture de canaux d’Amsterdam, nommée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le quartier historique Jordaan, particulièrement, avec ses maisons tout en hauteur et ses innombrables ponts, est un concentré de l’architecture amstellodamoise à son meilleur. On y retrouve aussi neuf rues marchandes (negen straatjes), où les locaux comme les visiteurs viennent faire leurs emplettes depuis le 17e siècle.

Pour les journées moins clémentes, Amsterdam compte de nombreux musées parmi lesquels choisir. Personnellement, j’apprécie davantage ceux que l’on parcourt sans avoir vraiment l’impression de visiter un musée et qui offrent plutôt une expérience. Notre-père-au-grenier (Ons’ Lieve Heer op Solder) en est un bel exemple. De l’extérieur, ce bâtiment ressemble à toutes les autres maisons en façade de canal, de même que les premiers étages qui sont aussi tout à fait typiques d’une demeure du 17e siècle. Mais les deux étages supérieurs révèlent une chapelle d’une étonnante envergure. Cette église secrète est le témoin d’une époque où pratiquer la religion catholique publiquement était proscrit. Des dizaines d’églises clandestines ont alors fait leur apparition à Amsterdam, mais celle-ci est la mieux préservée.

Un autre musée qui m’a beaucoup touché  est la maison d’Anne Frank (Anne Frank Huis). En parcourant l’appartement où la jeune auteure et sa famille ont vécu, cachés, pendant deux ans durant la seconde guerre mondiale, on retrouve entre autres des affiches publicitaires de l’époque, les échelles de croissance d’Anne et sa sœur au mur et les journaux intimes originaux de la jeune auteure. Récemment, je vous ai raconté notre mésaventure aérienne qui m’a fait vivre quelques journées hautes en émotions durant ce voyage aux Pays-Bas. Eh bien, je peux vous dire que dans la catégorie « Quand on se compare, on se console », ce musée remporte la palme! Impossible de s’apitoyer sur son sort en sortant de là. C’est une visite saisissante et nécessaire. Dû à son immense popularité, il faut réserver une plage horaire en ligne, où les billets sortent deux mois à l’avance. S’il n’y a aucune disponibilité pour vos dates, attendez alors le matin-même où une petite quantité de places s’ouvrent à 9h pile.

Pour les amateurs de « vrais » musées, le Museumplein est l’endroit tout indiqué. Trois musées majeurs s’y côtoient. D’abord, le Musée National Néerlandais (Rijksmuseum), qui présente plus de cinq mille œuvres d’art, est l’institution par excellence pour se familiariser avec les peintres de l’âge d’or hollandais. Nous avons notamment pu y admirer «La ronde de nuit » du célèbre artiste Rembrandt. Si vous préférez les œuvres de Vincent Van Gogh, il a droit, quant à lui, à son propre musée (Van Gogh Museum) aussi situé sur la Museumplein. Enfin, les enthousiastes d’art moderne et contemporain seront davantage servis au Stedelijk Museum Amsterdam. Vous ne pouvez le manquez, c’est le bâtiment en forme de baignoire. Ah oui et ne cherchez pas les lettres géantes IAMSTERDAM, très « instagrammables », qui se trouvaient sur cette place depuis 2004, elles ont été retirées en décembre dernier et vagabondent depuis sans domicile fixe. Pour les repérer, visitez leur site web officiel.

Non loin de là se trouve le Vondelpark, qui est un peu comme le central park d’Amsterdam, à moindre échelle. Il fait bon s’y assoir pour observer les canards patauger dans l’étang ou encore s’installer sur l’herbe pour piqueniquer. Ma mère et moi l’avons parcouru de fond en comble par un bel après-midi ensoleillé. Nous étions accompagnées par de nombreux joggeurs, cyclistes, et promeneurs avec leurs compagnons à quatre pattes. Il nous a fallu environ une heure pour en faire le tour.

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Vondelpark

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Beaucoup d’autres attractions vous attendent dans la capitale néerlandaise. Il y a notamment le Musée Amsterdam portant sur l’histoire de la ville, la Maison de Rembrandt (Het Rembrandthuis), le jardin botanique (Hortus Botanicus Amsterdam) ainsi que le Musée des sciences NEMO en forme de bateau. Vous pouvez accéder gratuitement à la terrasse sur le toit de ce dernier qui offre une vue inégalée sur la ville.

Excursion d’un jour à partir d’Amsterdam: Keukenhof Holland, situé dans la ville de Lisse, est le plus grand jardin de fleurs à bulbe au monde. On y trouve évidemment des centaines de variétés de tulipes, toutes plus colorées les unes que les autres, mais aussi des crocus, des jacinthes, ainsi que d’autres espèces. Le site est ouvert seulement deux mois par année. En 2019, les jardins étaient accessibles au public du 21 mars au 19 mai, nous avons donc pu profiter de la saison des tulipes!

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Keukenhof Holland

La Haye (Den Haag)

Bien qu’Amsterdam soit la capitale des Pays-Bas, le siège du gouvernement est en fait situé dans la ville de La Haye, qui fût le deuxième arrêt de notre voyage. Nous y avons visité le parlement (Binnenhof), dont un des bâtiments date du 13e siècle. Il avait initialement été construit en tant que pavillon de chasse. Le sénat et la salle de chevaliers (Ridderzaal) valent la visite, mais je dois avouer, bien honnêtement, que j’ai trouvé moins intéressante la chambre des représentants qui est plus moderne.

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Cour intérieur du Binnenhof

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Salle des chevaliers du Binnenhof – La Haye

La Haye est aussi mondialement reconnue comme la ville de la paix et de la justice puisqu’on y retrouve le palais de la paix (Vredespaleis), où se situe la cour internationale de justice des Nations Unies, qu’il est également possible de visiter.

Côté musée, si vous avez manqué le Rijksmuseum d’Amsterdam avec tous ses trésors de l’art néerlandais, vous pouvez vous reprendre de belle façon à la Mauritshuis, où des chefs d’œuvre du siècle d’or se côtoient. On y retrouve, entre autres, la « Leçon d’anatomie du docteur Tulp » par Rembrandt et la « Jeune fille à la perle » de Vermeer. La Mauritshuis porte bien son nom, puisqu’en la visitant, on a véritablement l’impression de parcourir les différentes pièces d’une maison, emprunter ses couloirs et monter ses escaliers.

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Musée Mauritshuis à La Haye

J’ai beaucoup aimé l’atmosphère qui y règne. Les tapisseries, cheminées, rideaux et boiseries lui confèrent le caractère intime et chaleureux d’une accueillante demeure des plus richement décorées. La localisation du musée nous permet également d’apprécier par les fenêtres des vues sur le Binnenhof et sur l’étang.

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Le parlement à La Haye

Est-ce que le nom de Maurits Cornelis Escher (mieux connus sous le diminutif de M.C. Escher) vous dit quelque chose? C’était un artiste néerlandais qui s’inspirait du monde des mathématiques pour créer des gravures et des lithographies des plus excentriques. Si Monsieur Escher partage un prénom avec la Mauritshuis visitée précédemment, les ressemblances s’arrêtent là. Anticonformiste et maître de l’illusion, ses œuvres divergent énormément de celles des peintres classiques néerlandais. L’exposition interactive Escher in het paleis nous en apprend beaucoup sur son art et son processus créatif, mais aussi sur la vie non traditionnelle qu’il a menée, pour son époque (1898-1972). Il s’agit en fait de deux expositions en une, puisqu’elle se tient dans la résidence d’hiver de l’ancienne reine Emma (ou, de son nom complet : Adélaïde Emma Wilhelmine Thérèse de Waldeck et Pyrmont), qui était l’arrière-arrière-grand-mère de roi actuel.

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Exposition Escher in het paleis – La Haye

Pour un peu de lèche-vitrine à l’abri des intempéries, direction les très chics galeries marchandes De passage. Lors de notre passage justement, il y avait un marché gourmet devant, parfait pour un lunch sur le pouce.

Enfin, un séjour à La Haye ne serait pas complet sans une visite à la Plage de Scheveningen, surtout qu’elle est très facile d’accès en tramway. La température ne permet pas nécessairement la baignade, mais nous avons tout de même pu apprécier le bord de mer et faire quelques tours de grande roue!

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Plage de Scheveningen – La Haye

Rotterdam

En mettant le cap vers Rotterdam, nous avons découvert une ville moderne et énergique, qui diffère beaucoup du reste du pays. Elle est caractérisée par plusieurs structures architecturales singulières comme les fameuses maisons cubiques (Kubuswoningen) de l’architecte Piet Blom, construites à la fin des années 1970. Ces constructions jaunes et inclinées à 45 degrés sont majoritairement résidentielles, mais la #70, que nous avons eu la chance de la visiter, a quant à elle une vocation muséale. Sachez également qu’à défaut de bénéficier des 300 000 euros nécessaires pour en faire l’acquisition, il vous est tout de même possible de passer la nuit dans une des maisons cubiques. Il suffit de réserver un lit à l’auberge jeunesse Stayokay qui y a pignon sur rue.

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Maisons cubiques de Rotterdam

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À deux pas de là se trouve le Markthal, une grande foire alimentaire située au cœur d’un immeuble à logements. En levant les yeux, on peut admirer au plafond ce que les locaux surnomment la « Chapel sixtine de Rotterdam » : une mosaïque géante de fruits et de fleurs, un peu comme une représentation moderne des natures mortes, si chère aux œuvres d’arts classiques néerlandaises.

Décidément, les Néerlandais semblent apprécier particulièrement les grandes roues. En plus de celle de La Haye, vous pouvez prendre place à bord de celle de Rotterdam, juste à côté du Markthal. Il semblerait cependant que les résidents de l’immeuble apprécient moins le fait que, depuis les nacelles, on ait une vue direct sur leurs appartements…

La raison pour laquelle Rotterdam ressemble à ce qu’elle est aujourd’hui, c’est que son centre-ville a presque complètement été détruit par des bombardements durant la seconde guerre mondiale. L’hôtel de ville (Stadhuis), toujours debout, témoigne de ce pan de l’histoire. Il a été « miraculeusement » épargné par les bombes, mais en regardant bien, on remarque qu’il est criblé de trous de balles tirées non pas par les Nazis, mais bien par les Canadiens.

L’artiste Zadkine s’est inspiré de cette réalité en créant la statue La ville détruite (de verwoeste stad), personnifiée par une créature humanoïde avec un trou béant en guise de cœur. La reconstruction de la ville n’a pas tardé et Rotterdam a alors adopté une devise qui la représente bien et à laquelle je  m’identifie beaucoup : Make it happen (traduction libre : Faisons en sorte que ça arrive).

Une autre statue notoire de Rotterdam est une œuvre de Paul McCarthy et sème la controverse depuis son apparition. Si l’artiste a voulu représenter un Père Noel tenant un sapin, certains y voient plutôt un jouet sexuel, d’où son surnom « Butt Plug Gnome ». L’œuvre a pourtant été commandée au sculpteur américain par la ville afin de meubler la place du théâtre (Schouwburgplein), mais des résidents s’y sont farouchement opposés. La sculpture a finalement élu domicile permanent à la place de la concorde (Eendrachtsplein) et attire depuis les regards curieux.

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L’église Pauluskerk, un autre exemple d’architecture singulière de Rotterdam

Rotterdam est aussi connue pour ses activités portuaires. Et pour cause. Anciennement  le plus grand port au monde, elle a toujours aujourd’hui le plus important d’Europe. Il est possible de s’instruire davantage à ce sujet au Musée maritime d’où on aperçoit également l’Erasmusbrug, lègue du célèbre Rotterdamois Érasme, philosophe,  humaniste et véritable fierté de ses concitoyens.

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Statue d’Erasme à Rotterdam

Excursion d’un jour à partir de Rotterdam: Depuis le port, nous avons utilisé les services du Waterbus («Eautobus») en direction des moulins à vents de Kinderdijk (littéralement : « la digue de l’enfant »). Près d’une vingtaine de moulins construits au 18e siècle et encore fonctionnels s’y alignent le long des canaux, dans un paysage des plus bucoliques. L’entrée inclut une présentation multimédia sur l’histoire des moulins et leur fonction de drainage des eaux, de même que l’accès à un musée qui permet de visiter l’intérieur d’un moulin. Pour les cyclistes dans l’âme, il est également possible de louer des vélos. Ce site est classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO.

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Les moulins de Kinderdijk, près de Rotterdam

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Maastricht

Au sud du pays, tout près de la frontière belge se trouve la plus ancienne ville des Pays-Bas. Nommée après le fleuve Meuse qui la traverse (Maas en néerlandais), Maastricht fut la dernière escale de notre aventure. J’ai beaucoup hésité avant de mettre cette ville à l’itinéraire, parce que sur une carte elle parait très éloignée des trois autres villes situées plus au nord. Au final, je suis vraiment contente d’avoir décidé de m’y rendre. Premièrement, parce qu’en train c’est à peine deux heures de route pour y arriver (c’est un petit pays, il ne faut pas l’oublier). Et ensuite parce que Maastricht a été un de mes coups de cœur du voyage!

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La porte de l’enfer de Maastricht

Ce n’est peut-être pas exactement un incontournable du pays (au contraire, c’est très facilement contournable!), mais c’est un endroit avec un charme authentique, que l’on prend plaisir à découvrir. J’ai adoré le centre historique : arriver par le pont piétonnier de Saint-Servais (Sint-Servaasbrug) datant de l’époque médiévale, marcher le long des remparts, passer par la porte de l’enfer (Helpoort) et visiter la boulangerie du vieux moulin à eau (Bisschopsmolen) pour y déguster une traditionnelle tarte aux fruits du Limbourg (Vlaii). Le patrimoine historique y est omniprésent et on peut vraiment s’imaginer au Moyen Âge. C’est un peu comme faire un voyage dans le temps instantané.

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Pont Saint-Servais de Maastricht

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Un nombre étonnants d’églises cohabitent dans cette petite ville. Il y d’abord les voisines Basilique Saint-Servais (Sint-Servaasbasiliek) et Église Saint-Jean (Sint-Janskerk) qui se tiennent côte à côte sur la place Vrijthof. Il y a aussi la basilique Notre-Dame (Onze-Lieve-Vrouwebasiliek), de même qu’une ancienne église dominicaine (Dominicanenkerk) datant du 13e siècle! Cette dernière abrite rien de moins que la plus belle librairie au monde (selon le journal The Guardian). Nous sommes entrées voir les magnifiques fresques au plafond et avons poursuivi notre chemin jusqu’au fond où se trouve un café, parfait endroit pour prendre une petite pause collation.

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Église Saint-Jean de Maastricht
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Basilique Notre-Dame de Maastricht

Le musée des Bons-Enfants (Bonnefantenmuseum) ravira les amoureux d’arts ancien et contemporain, alors que les passionnés d’histoire préfèreront se rendre à la montagne Saint-Pierre (Sint-Pietersberg), sur laquelle se dresse une forteresse du même nom et sous laquelle s’étend un vaste réseau de tunnels, creusés à même le roc de la colline, également du même nom.

Des visites guidées permettent d’accéder aux deux sites. Ma mère et moi avons choisi la deuxième option et nous avons vraiment apprécié! On en apprend beaucoup sur l’origine de ces souterrains, qui sont d’ailleurs appelés grottes, à tort, puisqu’ils sont été excavés par l’homme et non de façon naturelle. Des écritures sur les murs témoignent de leurs différents usages au fil du temps allant de la cave à vin à la culture de champignons, en passant par un abri d’urgence pendant la guerre. À cette époque, les installations avaient été préparées à recevoir toute la population de la ville, en cas de bombardements. On y retrouvait tout le nécessaire à la vie quotidienne, incluant des dortoirs, des toilettes, des chapelles et même une boulangerie.

Comme aux Pays-Bas, toutes les occasions sont bonnes pour prendre un bateau, c’est lors d’une petite croisière que nous avons débarqué à Sint-Pietersberg. Nous nous sommes ensuite rendues jusqu’aux écluses de Lanaye, près de la frontière liégeoise, avant de rebrousser chemin et rentrer à bon port.

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Bateau sur la Meuse à Maastricht

Giethoorn

Pour terminer notre séjour, nous avons voulu voir davantage de la campagne néerlandaise. Notre choix s’est arrêté sur le village sans voiture de Giethoorn, situé vers le nord-est du pays. C’est un endroit pittoresque avec de mignonnes chaumières et de multiples petits ponts de bois, mais il n’y a pas beaucoup d’autres choses à faire que d’explorer à pieds, en vélo ou par bateau. Mon guide Lonely Planet mettait en garde du grand achalandage pour la petitesse de la ville. Effectivement, même en basse saison, la quantité de touristes était déjà impressionnante, pas assez pour gâcher l’expérience, mais je peux imaginer la scène en été (alias le festival des selfies sticks). De plus, le temps de transport pour s’y rendre depuis Amsterdam était important et nécessairement plus d’un transfert. Malgré tout, nous avons apprécié cette petite escale champêtre de quelques heures en fin de voyage.

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Village de Giethoorn

Autres options 

C’est ce qui a conclu notre itinéraire aux Pays-Bas. Comme toujours, il y a des endroits que nous n’avons pas eu le temps de voir, comme les villages d’Haarlem, près d’Amsterdam et de Delft, à proximité de La Haye, ou encore, le Château de Haar (Kasteel De Haar), aux environs d’Utrecht. Ce dernier est l’œuvre de Pierre Cuypers, le même architecte que la gare d’Amsterdam et le Rijksmuseum. Parmi les autres destinations qui peuvent valoir le détour, citons notamment la ville de Groningue (Groningen) au nord, le parc national De Hoge Veluwe (Nationaal Park De Hoge Veluwe) ainsi que l’île de Texel. Les pays-Bas sont une belle destination qui, comme beaucoup d’autres, gagne à être connue pour plus que sa capitale!

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