Mon amour quasi-obsessif pour les free walking tours

Pendant mon voyage en Belgique, j’ai découvert les free walking tours. Vous connaissez le concept? Ce sont des tours piétons où un groupe de voyageurs se réunit le temps d’un trajet d’environ deux heures pour visiter une ville ou un quartier, guidé par un local.

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Jusque-là, ça n’a rien de révolutionnaire. La particularité est qu’il n’y a pas de prix fixe. Les participants sont plutôt invités à donner une contribution volontaire à la fin, selon leur appréciation. Un de mes guides le résumait ainsi: « we call it free because you’re free to choose the price », qui se traduit difficilement en français, à défaut d’avoir un mot qui veut dire à la fois gratuit et libre.

Pour participer, rien de plus simple : on n’a qu’à se présenter au lieu de partance du tour (habituellement la place principale de la ville), quelques minutes avant le début (il y a plusieurs départs par jour) et y repérer le guide, souvent reconnaissable par un signe distinctif comme un parapluie aux couleurs de la compagnie.

J’avais déjà entendu parler de ces tours offerts dans beaucoup de villes européennes, sans jamais l’avoir expérimenté personnellement. En voyageant en couple ou avec des amis, je n’avais jamais ressenti le besoin de joindre un tel groupe. Mais comme ce voyage-ci était mon tout premier voyage solo, j’ai pensé que ça serait une belle façon de découvrir une destination et d’en apprendre plus sur la ville. Les free walking tours sont entrés dans ma vie un peu par hasard. Puis, ça a légèrement dégénéré…

Tout a commencé parce que lors de ma première journée, j’ai eu à peu près zéro occasion de socialiser. Mettons que c’était loin de l’image romancée que je m’étais fait du voyage solo, selon laquelle, partout où on va, on fait la connaissance de pleins de gens formidables et où le simple fait de voyager seule est un moteur à rencontres extraordinaires. La réalité était un peu moins magique. Du moins, le premier jour.

Mise en contexte : Mon avion étant atterrit un peu avant midi, j’ai préféré aller à l’auberge avant tout chose, question de m’installer et prendre mes repères. Le temps de me rendre de l’aéroport au centre-ville, de trouver l’auberge, de m’enregistrer pour mon séjour et de défaire quelque peu mon sac, je commençais à avoir très faim. D’autant plus que je n’avais pas mangé dans l’avion, alors mon dernier repas à proprement parlé datait de la veille, à l’aéroport de Montréal. Ce qui fait que je me suis présentée pour « souper » au restaurant alors qu’il n’était pas encore 17h. Le restaurateur était limite surpris de me voir ouvrir la porte, mais m’a tout de même invitée à entrer. Étant donné l’heure hâtive de ma visite et le fait que les gens mangent tard en Europe, j’étais seule dans la salle à manger et je le suis demeurée tout au long de mon repas. C’était un tête-à-tête entre moi et mes boulettes. Même pas moyen d’écouter les conversations des autres clients pour me divertir! Pour finir, à l’auberge-jeunesse, toutes mes co-chambreuses de dortoir sont arrivées après que je me sois couchée. Donc, encore une fois, personne avec faire un brin de small talk réconfortant.

Au final, je suis venue à la conclusion que les seules personnes qui m’avaient adressé la parole ce jour-là, que ce soit le douanier, le chauffeur d’autobus, la dame de l’auberge ou le monsieur du restaurant, avaient été payés le faire! Tout cela à fait en sorte qu’en voyant une affiche annonçant les free walking tours quotidiens, j’ai accepté l’invitation. Je me suis dit que je pourrais y joindre l’utile à l’agréable : visiter Bruxelles et rencontrer des gens.

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Le lendemain, après une nuit beaucoup trop longue grâce à un rideau d’une opacité remarquable, bin j’avais manqué le tour du matin… Qu’à cela ne tienne, j’ai décidé d’aller déjeuner tranquillement et de me reprendre à celui d’après-midi. Quelques minutes après le début du tour, debout sous les arches de la Grand Place à s’abriter de la bruine et à écouter les explications de notre guide, comme on dit, j’ai pogné de quoi. Je me souviens d’avoir pensé « bon, là c’est l’fun ». Si bien qu’à la fin du trajet, je me suis rendue directement au Mont des Arts, lieu de départ d’un autre tour guidé. Et le lendemain, je récidivais pour la troisième fois.

Au total, j’ai pris part à six différents tours pendant mon voyage, soit plus que le nombre de villes que j’ai visitées! À Bruxelles, j’ai parcouru ainsi le centre historique, guidée par Rodrigo, Le Sablon et le quartier européen avec David. Puis j’ai répété cette recette gagnante à Anvers avec Carina, à Bruges avec Lander et enfin à Gand avec Ada.

Les guides étaient tous sympathiques et intéressants. Ils avaient pleins d’histoires à raconter sur la ville, mais nous questionnaient également sur d’où on venait et ce qui nous amenait là. À la fin du trajet, ils s’offraient systématiquement pour répondre à toutes sortes d’interrogations qu’on pouvait avoir sur la ville et nous recommandaient leurs restaurants préférés, les musées qui valaient le coût selon eux et des sorties intéressantes à découvrir. À Gand, ma guide m’a même accompagnée jusqu’à mon auberge, qui se trouvait par hasard sur le chemin vers sa résidence.

Les participants enthousiastes contribuaient aussi à rendre l’ambiance agréable. Roger, un pilote britannique en escale à Bruxelles pour 48 heures (et le seul autre participant à mon tour du Sablon) m’a montré le chemin vers un restaurant qu’il avait essayé la veille et à Anvers, j’ai découvert qu’un autre participant logeait au même hostel que moi, alors nous nous y sommes rendus ensemble. Il faut dire qu’il m’en devait une parce que je lui avais donné une de mes précieuses clémentines (j’ai réalisé tôt dans mon voyage qu’offrir de la nourriture est un truc très efficace pour se faire rapidement des amis).

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Les free walking tours ont grandement contribué au succès de mon premier voyage en solitaire, me procurant à la fois des informations sur la ville et un contexte propice aux rencontres. Comme je suis maintenant mûre de cette première expérience, je n’hésiterai pas à refaire un futur voyage solo, si une opportunité se pointait le bout du nez. Auquel cas, je compte bien googler « free walking tour » + [insérez nom de la ville], pour des heures de plaisir garanti (ou pas d’argent remis, parce que tsé, c’est gratuit).

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