La fois où tous mes compagnons de voyage ont été malades

Dans les deux dernières semaines, je ai vous beaucoup parlé de mon voyage au Portugal. J’ai d’abord dévoilé tous les détails de mon itinéraire entre Lisbonne et Porto, avant de vous mettre l’eau à la bouche avec mon article Quoi manger (et quoi boire) au Portugal qui recense toutes les spécialités culinaires locales que vous aurez le plaisir de goûter en sol portugais.

Comme vous avez pu le constater, j’ai beaucoup apprécié ce pays. C’est une destination qui a longtemps été dans l’ombre du géant de la péninsule ibérique, l’Espagne, et qui gagne à être connue. Par contre, je dois vous avouer que je n’ai pas été 100% transparente avec vous à propos de ce voyage. Il y a en effet un détail que je ne vous ai pas dévoilé. Mais je compte bien me reprendre aujourd’hui. La vérité, c’est que si vous questionnez les autres participants de ce voyage, ils auront probablement un discours un peu moins positif que moi. Pas à cause de l’endroit, mais à cause des circonstances. Mon voyage au Portugal au printemps 2017, c’est beaucoup de beaux et bons souvenirs, mais c’est aussi la fois où tous mes compagnons de voyage ont été malades…

Comme vous le savez, c’était un voyage de groupe. Nous étions six amis à y participer au total mais avec des dates de séjours qui se chevauchaient plus ou moins. Puisque nous partions moitié de Montréal, moitié de Paris et que nous n’avions pas tous exactement les mêmes disponibilités, ce fut en fait un chassé-croisé d’amis. Le trio que nous formions initialement lors notre visite de l’île de Sao Miguel aux Açores a été rejoint par trois autres amis à Lisbonne. Nous avons passé quelques jours tous ensemble à visiter Lisbonne, Sintra et Coimbra, avant de nous retrouver en groupe réduit de quatre lorsque deux de nos amis sont retournés à leurs obligations en France. Pendant ce court laps de temps, plusieurs indésirables se sont invités à prendre part à notre aventure, bien malgré nous.

Le voyage avait pourtant bien commencé, si on exclut la température qui s’est montré tout sauf coopérative. Le temps froid et la pluie semblait former un duo inséparable, au point où la météo faisait les manchettes des téléjournaux portugais tellement c’était inhabituel pour cette période de l’année. Bref, revenons à nos moutons. Nous étions à peine arrivés à Lisbonne que déjà un premier mal s’est emparé d’une partie du groupe : une fulgurante intoxication alimentaire a fait pas moins de trois victimes. Sans parler des trois autres victimes collatérales, car je rappelle que nous partagions tous la même salle de bain…

Après une rigoureuse (et infructueuse) analyse par élimination visant à trouver l’aliment en cause, nous en sommes venus à la conclusion que le réel coupable devait être l’incompétence thermique du réfrigérateur de note airbnb. Le seul dénominateur commun reliant les trois malades était en effet les restants de grillades qu’on y avait entreposés, avant de réaliser qu’il n’était pas tout à fait froid. Laissez-moi vous dire que vérifier la température du frigo se retrouve dorénavant sur ma liste des choses à faire en arrivant dans un appartement/chambre/hébergement quelconque, juste en dessous de soulever les draps pour examiner l’état du matelas. Ayant déjà côtoyé deux fois des punaises de lits dans des voyages antérieurs, je prends désormais mes précautions.

L’autre moitié du groupe, dont je faisais partie, a heureusement été épargnée par l’empoisonnement. Fiou! Mes deux autres amis ont cependant eu moins de chance que moi. Ils souffraient tous les deux d’une sévère toux et autres symptômes apparentées à une bronchite. Tsé, quand ça va bien.

Puisque j’étais la seule à avoir conservé ma santé digestive et respiratoire, j’ai été élue à l’unanimité pour me rendre à la pharmacie et rapporter la médication nécessaire pour remettre mes amis sur pieds. Mission que je pris très au sérieux. Je sais pas si vous avez déjà magasiné dans une pharmacie en Europe, mais la disposition est différente de chez nous. Les médicaments sont tous derrière les comptoirs, de sorte qu’il faut obligatoirement parler à un pharmacien pour obtenir ce dont on a besoin. Et par malheur, la pharmacienne parlait un anglais très approximatif et moi un portugais encore pire. Je me suis donc retrouvée à devoir lui mimer les divers symptômes que subissaient mes amis. Un beau moment, pas gênant du tout. Mais bon, faut ce qu’il faut, n’est-ce pas?

Cette histoire est représentative de tous ces moments en voyage qui sont plutôt pathétiques sur le coup, mais qui deviennent inévitablement un peu risibles par la suite. Lorsqu’on voyage, il nous arrive de rencontrer toutes sortes de situations. Des drôles, des moins drôles et d’autres tout simplement improbables. Avec le temps, ces situations mémorables se transforment parfois en anecdotes comiques, parfois en histoires embarrassantes. Il y a, entre autres, la fois où j’ai conduit plusieurs minutes dans un village en Grèce sous les regards insistants et désapprobateurs des passants, avant de me rendre compte que c’était un village piéton! Ou encore la fois où j’ai oublié mon appareil photo dans un taxi au Vietnam et qu’on l’a miraculeusement retrouvé!

Aujourd’hui je porte un toast à toutes ces « fois où » qui ponctuent le parcours de tous voyageurs. Sans elles, on n’aurait pas autant d’anecdotes à raconter au retour. Cheers!

Gang à Sintra
La gang tout sourire, loin de se douter de la fatalité qui s’abattrait sur nous.

 

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