Quoi faire au Portugal – Un itinéraire de Lisbonne à Porto

La semaine dernière, dans mon bilan de 2017, j’ai abordé brièvement mon voyage entre amis au Portugal. Nous y sommes allés pendant deux semaines au printemps dernier. De toute évidence, nous étions en avance sur la tendance, puisque le Portugal fait partie de plusieurs palmarès des endroits à visiter cette année, dont la liste des dix destinations à voir en 2018 selon le Lonely Planet, alias ma Bible de voyage. C’est pourquoi je vous emmène cette semaine dans un parcours culturel, historique et gourmand (lire mon article Quoi manger (et quoi boire) au Portugal), entre Lisbonne et Porto. À vos marques, prêts, partez (au Portugal)!

Lisbonne

Nous avons débuté notre séjour portugais par un passage de quelques jours dans la capitale du pays. Après avoir pris possession de notre appartement dans le quartier Bairro Alto, nous sommes allés prendre l’apéro dans un parc, en attendant l’heure du souper. En chemin, nous avons pu apprécier les différents points de vue sur la ville qu’offrent les nombreux belvédères (miradouros) placés çà et là dans Lisbonne. Les jours suivants ont été un enchainement de repas exquis et de visites de plusieurs essentiels de la ville. Le château de São Jorge, surplombant la ville, la colossale Place du commerce (Praça do Comércio aussi appelé Terreiro do Paço) et la Cathédrale de Lisbonne () font tous partis de cette liste. Côté transport, nous avons pris place à bord du très gothique Elevador de Santa Justa et du légendaire tramway no28, qui sillonne plusieurs quartiers touristiques de la ville dont le populaire Almafa, question de donner un peu de répit à nos jambes dans cette ville particulièrement pentue.

Château São Jorge, Lisbonne, Portugal
Château São Jorge, Lisbonne – Portugal

Une journée dans le district de Bélem nous a permis de découvrir ses multiples attraits. Nous avons notamment vu la Tour de Bélem, nommée au Patrimoine mondial de l’UNESCO et le monument aux découvertes (Padrão dos Descobrimentos), qui rend hommage aux nombreux navigateurs portugais. Le monastère des Hiéronymites et sa spectaculaire cour intérieure valent également une visite.

Tour de Bélem, Lisbonne, Portugal
Tour de Bélem, Lisbonne – Portugal
Monument aux découvertes, Lisbonne, Portugal
Monument aux découvertes, Lisbonne – Portugal
Monastère des Hiéronymites, Lisbonne, Portugal
Monastère des Hiéronymites, Lisbonne – Portugal

Mais une journée à Bélem ne serait pas complète sans un arrêt à la célèbre pâtisserie Pasteis de Bélem. L’endroit est réputé pour avoir commercialisé en premier la pastel de Nata (petite tarte aux œufs typique de Lisbonne) selon une recette secrète de leurs voisins les Hiéronymites, en 1837. Je dois admettre que c’est là que j’ai goûté les plus délicieuses tartelettes de toute la ville, et ce n’est pas faute d’avoir cherché. La pâte feuilletée à souhait, la garniture encore chaude et le dessus caramélisé, décidément, ils ont su peaufiner leur savoir-faire avec le temps. En observant les cuisines vitrées, nous nous sommes questionné sur la quantité de ces petites pâtisseries produites quotidiennement sur place. Chacun d’entre nous a tenté un chiffre, mais personne n’était même proche du nombre réel, car après vérification, il s’agirait d’environ vingt mille tartelettes par jour!

Cuisine du Pasteis de Belem, Lisbonne - Portugal
Cuisine du Pasteis de Belem, Lisbonne – Portugal

Parmi les autres attractions de Lisbonne dignes de mention, il y a entre autres le Parc des Nations (Parque das nações), qui a accueilli l’exposition internationale de 1998. C’est donc l’équivalent lisboète de notre Parc Jean-Drapeau. On y retrouve plusieurs bâtiments emblématiques à l’architecture moderne, voir futuriste, dont la Gare de l’Orient (Estação do Oriente), l’Aquarium (Océanario) et la Tour Vasco de Gama, qui est l’édifice le plus haut de la ville. Vous pouvez également vous y balader le long du fleuve Tage, survoler le parc à bord du téléférique ou encore, tenter votre chance au Casino de Lisbonne. Les amateurs de musées aussi seront servis, car la capitale portugaise en compte une panoplie : le musée MUDE de design et de mode (museu do Design e da Moda) dans le quartier Baixa, le Musée national des carrosses à Bélem (Museu Nacional dos Coches) et le Musée national des Azulejos, des petites tuiles de céramique peintes en bleues assemblées en gigantesque mosaïque, pour n’en nommer que quelques-uns.

Sintra

Dans une excursion d’un jour, nous nous sommes rendus dans la ville de Sintra pour y voir non pas un, mais deux châteaux construits au sommet de la Serra Sintra. Les deux monuments détonnent l’un de l’autre par leurs allures diamétralement opposées. D’un côté, le Château des Maures (Castelo dos Mouros) est une fortification en pierres datant du 9e siècle. Les imposants murs érigés à même la montagne et les tours à créneaux témoignent de sa fonction défensive. On y accède après une randonnée de 2 km.

Château des Maures, Sintra, Portugal
Château des Maures, Sintra – Portugal

Le Palais de Pena (Palácio Nacional da Pena), qu’on dirait tout droit sorti d’un conte de fée avec ses couleurs vives et son mélange de styles architecturaux, date quant à lui du 19e siècle. Il a été construit par le roi Ferdinand II qui désirait une résidence secondaire pour la belle saison. Il n’a malheureusement pas eu beaucoup de temps pour profiter de son nouveau chalet, puisque le roi a rendu l’âme la même année où s’est terminée la construction du palais.

Palais de Pena, Sintra, Portugal
Palais de Pena, Sintra – Portugal

Óbidos

Notre prochain arrêt en sol portugais s’est fait dans la mignonne ville d’Óbidos (prononcé « Obidouch »), qui nous ramène tout droit à l’époque médiévale. Nous avons fait le tour de la ville en marchant du haut des remparts, ce qui nous donnait un point de vue imprenable sur Óbidos et ses environs.

Marche sur les remparts, Óbidos, Portugal
Marche sur les remparts, Óbidos – Portugal

La ville tient chaque printemps le Festival international du chocolat et nous y étions justement pendant l’édition 2017 de cet évènement gourmand. Animation et dégustations étaient donc au rendez-vous.

Festival Internacional de Chocolate, Óbidos, Portugal
Festival Internacional de Chocolate, Óbidos – Portugal

Coimbra

Nous ne sommes pas restés longtemps à Coimbra, juste le temps de visiter la fameuse bibliothèque de l’Université, datant de 1750 et de prendre un bon repas composés de petiscos à partager, l’équivalent portugais des tapas. Cela dit, évitez de le mentionner car les portugais n’apprécient guère les comparaisons, culinaires ou autres, avec leurs voisins espagnols.

Monsanto

Nous avons dû dévier passablement de notre trajectoire côtière pour se rendre au pittoresque village de Monsanto, situé près de la frontière espagnole. Mais le détour en valait la peine. Cette petite localité à flanc de colline a comme particularité d’avoir intégré à son architecture d’immenses rochers présents sur le territoire. Ces imposants menhirs font office parfois de toits, parfois de murs, ce qui donne lieu à toute sorte de constructions aussi invraisemblables qu’ingénieuses, un peu partout dans le village.

La ville de Monsanto, Portugal
La ville de Monsanto – Portugal

En suivant les petites rues piétonnes de Monsanto (les voitures doivent stationner en bas de la ville), nous avons gravi la colline jusqu’au sommet, où domine un château abandonné. Un magnifique panorama nous y attendait. On peut même y voir jusqu’en Espagne par temps clair. Monsanto, qui a été nommé « Village le plus portugais » en 1938, est un de mes coups de cœur du voyage.

Un échantillonnage des rochers de Monsanto, Portugal
Un échantillonnage des rochers de Monsanto -Portugal

Porto

C’est dans la ville de Porto que s’est terminé notre voyage au Portugal. Nous y sommes restés quelques jours seulement, mais il n’en fallait pas plus pour conquérir mon cœur de voyageuse. Notre visite a débuté dans le vestibule de la Estação São Bento, où se trouvent de superbes exemples de fresques géantes en tuiles de céramique peintes. Les tableaux représentent différents évènements, comme la conquête de la ville de Ceuta par le Portugal en 1415. Si, comme moi, vous avez manqué le Musée des Azulejos à Lisbonne, vous pouvez reprendre dans cette gare, ainsi qu’à l’extérieur d’une chapelle, la Capela das Almas.

Azulejos sur la façade extérieure de la Capela das Almas, Porto - Portugal
Azulejos sur la façade extérieure de la Capela das Almas, Porto – Portugal

En poursuivant notre découverte de Porto, nous avons ensuite foulé le sol de la monumentale Place de la Liberté (Praça da Liberdade), qui n’est pas sans rappeler la grandeur de la Place du Commerce de Lisbonne, avec sa statue équestre du roi Pierre IV.

Place de la Liberté, Porto, Portugal
Place de la Liberté, Porto – Portugal

La Place Ribeira, quant à elle, invoque davantage la douceur de vivre de Porto. Située au pied du pont Dom-Luís, qui relie Porto et Vila Nova de Gaia, elle invite à s’y arrêter quelques temps pour prendre une bouchée. On peut aussi s’inspirer du Douro qui ruisselle devant et simplement se la couler douce. Puis, comme la vue de tous les producteurs de porto de l’autre côté du fleuve donnait l’eau à la bouche à mes comparses de voyage, nous y avons rapidement traversé pour enchaîner les dégustations et les visites des caves. Nous avons marché entre les immenses chais, appris sur les différentes sortes de porto et goûté à des vieux cru chez Burmester, Taylor’s, Graham’s et Kopke qui est la plus vieille marque de porto, établie en 1638. Puis, pour retourner à bon port(o), nous avons opté pour un tour dans le panoramique téléférique de Gaia, au grand damne de notre ami Danny, qui a le vertige. Il faut croire que toutes les dégustations de porto n’auront pas suffi à lui enlever sa peur des hauteurs.

Vue sur Porto, Portugal
Vue sur Porto et le Douro – Portugal

Le lendemain, nous avons pris part à une visite du Palais de la bourse (Palácio da Bolsa), qui se fait obligatoirement avec un guide. L’entièrement des pièces sont intéressantes à découvrir, mais j’ai particulièrement aimé le salon arabe (Salão Árabe), abondement décoré de stuc et d’or, qui clôt la visite. Le palais est situé tout près de l’Église Saint-François (Igreja de São Francisco), qui mérite également de s’y attarder. Je ne suis pas la plus grande fan des visites d’églises, mais l’intérieur de celle-ci est simplement éblouissant, puisque les boiseries sont recouvertes d’environs cent kilos de feuilles d’or. Nous avons ensuite pris un tramway direction Foz do Douro, l’endroit où le fleuve rencontre l’Océan Atlantique, pour y voir le Forte de São João Baptista da Foz. À défaut de voir la forteresse, qui était en rénovation au moment de notre visite, nous en avons profité pour prendre une bouffée d’air salin en marchant au rythme des vagues.

En regardant l’océan devant moi, j’ai pensé à ce voyage qui se terminerait sous peu et à mon retour de l’autre côté de l’Atlantique. J’étais cependant loin de me douter que, quelques mois plus tard, je me retrouverais à le raconter dans un article d’un éventuel blog qui n’avait pas encore germé dans mon esprit.

Tchau Portugal!

P.S. Si vous en voulez encore plus, j’ai écrit un deuxième article sur  Quoi faire au Portugal avec un itinéraire alternatif de Lisbonne à Porto, consultez-le ici.

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